décembre 5, 2021

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La France interdit les animaux de cirque sauvages et les élevages de visons, mais la tauromachie | La France

Le parlement français a voté l’arrêt de l’utilisation d’animaux sauvages et de l’élevage illégal de visons dans les spectacles de cirque, ce qui a été salué par les militants avant la nouvelle loi sur les droits des animaux.

En vertu d’une loi générale adoptée jeudi, les spectacles d’animaux sauvages tels que le lion, le tigre ou l’ours seront interdits pendant deux ans et la possession pendant sept ans.

Les nouvelles règles, une fois signées par le président Emmanuel Macron, interdiront les spectacles de dauphins en direct et l’élevage de visons, ce qui signifie que le dernier producteur de visons du pays sera fermé.

Le parti centriste République du mouvement (LREM) de Macron a qualifié la loi d' »étape historique dans la lutte pour les droits des animaux », tandis que l’ancienne comédienne et militante des droits des animaux Brigitte Bardot a salué la « percée majeure ».

Les propriétaires de cirque l’ont cependant dénoncé et certains militants ont déclaré que cela n’allait pas assez loin.

Parallèlement aux mesures ciblant le cirque, la nouvelle loi portera la peine maximale pour cruauté envers les animaux à cinq ans de prison et une amende de 75 000 euros (85 000 $), et renforcera les restrictions sur la vente d’animaux de compagnie.

Loïc Dombreval, co-sponsor LREM de la loi, a reconnu que d’autres sujets controversés n’étaient pas inclus dans la loi, qui a reçu un soutien multipartite dans les deux chambres du Parlement.

« Inévitablement un jour viendra (…) nous discuterons de sujets émotionnels comme la chasse, la corrida ou certaines pratiques d’élevage d’animaux », a déclaré l’avocat, qui est également vétérinaire.

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Les sondages montrent que la majorité des Français soutiennent l’interdiction des animaux de cirque sauvages, et des dizaines de villes à travers le pays les bloquent déjà.

Commentaire public dans L’Europe  Contre le cirque animalier, qui était autrefois une forme populaire de divertissement familial, il a pris une décision décisive à la suite des révélations sur la campagne des groupes de cruauté et de défense des droits.

Plusieurs événements survenus en France ces dernières années ont donné un nouvel élan à l’interdiction, notamment la mort d’un ours malade nommé Misca, qui a également été sauvé de zootechniciens en 2019. La fusillade d’un tigre en fuite à Paris en 2017.

La femelle tigre, Mevy, s’est échappée de son enclos du Cirque Bormann-Moreno et a commencé à errer dans les rues de la capitale française, avant d’être abattue par son propriétaire au nom de la sécurité publique.

La France est à la traîne d’une vingtaine de pays européens qui ont interdit ou fortement restreint l’utilisation des animaux à des fins récréatives.

Les militants écologistes et les groupes radicaux de défense des droits des animaux voulaient que la nouvelle loi améliore les conditions dans les fermes animales industrielles.

Le groupe L214, qui demande la protection de « plus d’un milliard d’animaux d’élevage intensif » en France, s’est félicité de la loi mais a déclaré qu’il n’était « pas audacieux ».

Le groupe s’est fait un nom en France, envoyant secrètement ses agents dans les abattoirs et en diffusant des vidéos d’animaux maltraités ou mutilés de leur vivant.

Les fermes de coussins de foie gras en France – qui gonflent artificiellement leur foie pour nourrir des oiseaux comme les canards et les oies – sont depuis longtemps la cible des militants, mais leurs activités ne seront pas modifiées par la nouvelle loi.

Alors que la tauromachie fait partie de la culture locale dans certaines villes du sud de la France, la chasse est fermement ancrée par ses partisans comme un passe-temps rural traditionnel essentiel pour contrôler la population animale.

120 propriétaires de cirque en France ont protesté contre les nouvelles restrictions et averti que certains animaux pourraient être abandonnés.

« C’est une loi arbitraire car les animaux ne sont pas maltraités dans notre cirque », a déclaré à l’AFP William Kerwich, président de la Circus Animal Trainers Association.

Il a déclaré qu’il y aurait une réaction et un appel juridique de ses membres lundi.